FOIRE AUX QUESTIONS

Tout ce que vous voulez savoir sur les ateliers

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Question 1

Qui peut participer à votre atelier ?

Mon atelier est destiné aux adultes et aux adolescents, à partir de quatorze ans.

Question 2

Faut-il avoir été publié pour participer à votre atelier ?

Non, mon atelier est ouvert aussi bien aux personnes qui souhaitent écrire pour le plaisir et s'amuser, qu'à des autrices et auteurs visant une publication.

Question 3

Vous écrivez de l'imaginaire, je suppose que vous n'acceptez pas les amateurs de littérature blanche (classique) ? 

Au contraire ! Il est toujours enrichissant d'accueillir dans l'atelier des personnes qui possèdent des univers très différents. Au fil des semaines, les textes proposés se suivent et ne se ressemblent pas, on peut découvrir du polar, de la romance, de la fantasy, de la science-fiction ou du fantastique... Comme je le dis souvent, il n'y a pas de bon ou de mauvais genre, juste de bonnes ou de mauvaises histoires. L'atelier d'écriture est l'occasion unique de découvrir de nouveaux horizons.

Question 4

On a le droit d'écrire ce qu'on veut ?

  • Si tous les participants sont adultes, vous avez le droit de proposer un texte "sans concessions" en matière de violence et de sexe, à condition de prévenir les autres membres lorsque vous sollicitez une bêta-lecture. Ce n'est pas une volonté de censure de ma part, mais seulement une question de respect pour les personnes sensibles qui n'ont pas forcément envie de lire des textes "extrêmes".​

  • Si votre groupe comporte une ou plusieurs personnes mineures, vous pouvez soumettre à la bêta-lecture un passage expurgé d'une scène trop explicite, afin que tout le monde puisse bêta-lire sereinement. 

 

Pour toutes ces raisons, bien que je sois très ouvert d'esprit, je me réserve le droit de refuser un texte que je jugerai choquant (même si ce cas de figure n'est, à ce jour, jamais arrivé dans mes ateliers). Les récits prônant le racisme, la xénophobie, l'homophobie, le sexisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, le révisionnisme ou la pédophilie ne sont pas admis, de même que les textes écrits en langage SMS.

Question 5

Qu'est-ce qu'une bêta-lecture ?

Une bêta-lecture est un retour bienveillant d'une personne qui va analyser votre texte tant sur la forme que sur le fond, et vous livrer son ressenti argumenté. L'atelier d'écriture n'est pas une compétition, encore moins une salle de classe avec un professeur qui donne des notes à des textes, du "meilleur" au moins "bon"... Un bêta-lecteur n'a qu'un seul objectif : aider l'auteur.

La bêta-lecture exige cependant une démarche critique, c’est-à-dire mettre en valeur les points forts et les points faibles du texte, de façon à ce que ce dernier soit exploitable. Il ne suffit pas de pointer ce qui va ou ne va pas, il faut expliquer pourquoi.

 

En ce qui concerne la forme d'un texte, le bêta-lecteur étudie les coquilles (les fautes d'orthographe), le style, la ponctuation, la concordance des temps, le rythme, les descriptions, les répétitions, l'excès d'adverbes (tranquillement, brutalement, doucement...), les tournures un peu lourdes, les dialogues pas assez naturels...

Ce qu'on appelle "le fond" concerne les incohérences, les problèmes de point de vue, la caractérisation des personnages (sont-ils attachants ? antipathiques ? quelconques ?), l'immersion, le suspens...

 

Un bêta-lecteur ne reformule jamais une phrase, car il revient à l'auteur de trouver les solutions nécessaires, afin de progresser. Reformuler ne fait qu'embrouiller l'auteur, qui de toute manière possède un style différent du bêta-lecteur.

 

Ce dernier doit être diplomate, car chaque auteur a sa propre sensibilité, et il faut du cran pour soumettre pour la première fois un texte à un groupe d'inconnus ! Le bêta-lecteur doit prendre des gants, ne pas être lapidaire en ce qui concerne les points négatifs. Il doit faire preuve de bienveillance, c'est-à-dire souligner aussi les points positifs d'un texte, et même se montrer encourageant sur les passages qui fonctionnent. Ainsi, non seulement l'auteur peut tirer des bénéfices d'une bêta-lecture, mais il acceptera davantage les critiques.

 

Enfin, un bêta-lecteur doit respecter les choix de l'auteur : la bêta-lecture n'étant qu'une suggestion, l'auteur reste maître de son texte. Le bêta-lecteur ne doit pas en faire une affaire personnelle.

Question 6

Qu'est-ce qu'un chantier d'écriture ?

Il s'agit d'une séance particulière, un travail collectif à mi-chemin entre l'écriture et la scénarisation d'une série. Imaginons que les participants décident de créer un univers médiéval-fantastique à la Game of thrones (la série télévisée inspirée du cycle le Trône de fer). Les participants se mettent d'accord sur ce qu'on appelle "la bible", les règles de cet univers, puis chacun écrit une histoire avec un personnage, et une intrigue qui se déroule à un ou plusieurs endroits de ce monde imaginaire. Comme dans une série télévisée, chaque auteur disposera de son "épisode", autrement dit une nouvelle qu'il va écrire. L'auteur écrira son propre personnage, qui vivra une intrigue de sa création. L'animateur est une sorte de "show runner", c'est lui qui coordonne les nouvelles. Ainsi, le personnage d'une intrigue peut en croiser un autre issu d'une histoire différente, un participant peut même choisir d'écrire à une époque passée le récit de l'ancêtre de tel ou tel personnage... En littérature, ce procédé a été utilisé à de nombreuses reprises :

Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski 

En revenir aux fées, de Nathalie Dau

Célestopol, d’Emmanuel Chastellière

les chroniques martiennes, de Ray Bradbury

Demain les chiens, Clifford D. Simak

Des sorciers des hommes, de Thomas Geha 

La Route de la conquête, de Lionel Davoust

Un monde magique, Cugel, de Jack Vance

Chanson pour Lya, de George R..R Martin

Le souricier gris, de Fritz Leiber

L'Empire Électrique, de Victor Fleury

Le livre sans nom, d'Anonyme

Tous les livres de Howard Phillips Lovecraft concernant le Mythe de Cthulhu

Au cinéma

Pulp Fiction, de Quentin Tarantino

Short Cuts, de Robert Altman

Le Goût des Autres, de Agnès Jaoui

Babel, de Alejandro Gonzalez Inarritu

Question 7

Qu'est-ce qu'une technique narrative ?

Il s'agit d'une leçon théorique sur un sujet important, comme par exemple "comment créer un univers" ? Pendant une heure je vous explique ce processus, que votre univers soit imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique) ou contemporain, et ensuite nous nous livrons à un exercice ludique en rapport avec le sujet (exemple : "créer une créature exotique"). C'est une partie complémentaire de la bêta-lecture, car nous revenons sur des principes fondamentaux nécessaires à la construction d'une histoire... bien que ces principes ne soient pas gravés dans le marbre. Je ne fais que vous proposer des outils, libre à vous de les utiliser ou pas.

Question 8

Acceptez-vous des textes poétiques ?

Au sein de l'atelier, nous écrivons et lisons essentiellement de la prose, parce que la bêta-lecture de textes poétiques est un exercice ardu qui demande des connaissances approfondies. Toutefois, il arrive que certaines nouvelles de l'atelier présentent des rimes, avec une narration lyrique.

Question 9

Ai-je le niveau ?

" J’aimerais bien rejoindre votre atelier car j'écris beaucoup, le seul truc, c'est que je ne suis pas publié/je ne suis pas un "vrai auteur"/je suis nul... (rayez la mention inutile)"

 

Vous souffrez probablement de ce qu'on appelle le syndrome de l'imposteur... un syndrome qui affecte bon nombre d'auteurs, y compris les publiés ! Vous n'êtes pas obligé de révolutionner le monde de la littérature pour écrire une histoire, du moment que vous y prenez du plaisir... N'est-ce pas là le plus important ?

Question 10

Et l’inspiration dans tout ça ?

"Je ne pense pas qu'on puisse apprendre à écrire dans un atelier de ce genre. L'inspiration, c'est quelque chose de divin qui relève du génie, un don réservé à une élite, un acte de souffrance, c'est pour cette raison que la plupart des auteurs sont alcooliques ou suicidaires. On ne devient pas écrivain, on l'est ou on ne l'est pas. D'ailleurs, un auteur digne de ce nom meurt dans la misère sans jamais avoir connu le succès..."

Les stéréotypes sur les poètes maudits ont la vie dure ! Pour ma part, je pense l'inverse. J'estime qu'écrire peut se révéler très agréable, et que de nombreuses personnes sont capables d'inventer des histoires. Cette fameuse "inspiration", tant sacralisée, arrive de plus en plus facilement à mesure qu'on travaille un peu tous les jours. Ce constat optimiste n'empêche pas l'humilité. Des auteurs de best-sellers ont un talent discutable, tandis que d'authentiques génies n'ont jamais été publiés. Une chose est sûre : nous n'avons pas assez d'une vie pour apprendre à écrire un bon roman ! 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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